Une dictature sud-américaine dans les années 50. La nièce du dictateur est victime d’un chantage autour de photos d’elle et de son amant. Pour s’en sortir, elle va chercher l’aide d’un ancien flic devenu alcoolique. Mais le pouvoir va dépêcher son sbire, l’Iguane, un personnage répugnant qui fait régner la terreur et semble presque immortel.
Je ne sais pas trop quoi penser de ce diptyque. Encensé par la critique à sa sortie, il est considéré comme une œuvre de référence de la BD argentine. Parue quelques années après la fin de la dictature militaire, elle en restitue l’atmosphère pesante, avec l’iguane comme figure allégorique de sa violence.
Les dessins en noir et blanc de Domingo Mandrafina sont superbes, et on se laisse prendre par le scénario de Carlos Trillo, original, loufoque et un peu déjanté.
J’ai en revanche moins accroché aux interruptions d’un narrateur qui donne des explications en s’adressant directement au lecteur, ainsi qu’à certaines cases où les traits sont dédoublés. Signe de son époque, la BD réduit aussi un peu trop les personnages féminins à des sex-symbols, victimes soit du désir des hommes, soit de leur violence. Découvrir 😃 Un bon moment (7/10)









