J’ai été séduit par le dessin en noir et blanc des Voyages de Jean Sans-Terre de Javier De Isusi et, sur un coup de cœur, ai acheté le premier tome, La Pipe de Marcos.
Auteur basque espagnol, son style possède le charme des BD en noir et blanc du siècle dernier, avec des dessins à la fois d’une grande précision et d’une remarquable fluidité.
Vasco est à la recherche d’un ami qui a mystérieusement disparu des années auparavant. Il débarque dans une communauté zapatiste du sud du Mexique, dernier endroit où son ami a été aperçu. Si la lutte armée est terminée, l’armée régulière continue de contrôler les allées et venues, et chacun se méfie de son voisin, sans savoir à quel camp il appartient : zapatistes en rébellion ou partisans du parti au pouvoir. Dans ce contexte de suspicion généralisée, Vasco a bien du mal à obtenir la moindre information.
Les critiques sur Internet comparent fréquemment cette histoire à celles de Corto Maltese. Si les deux héros ont en commun de parcourir le monde sans but précis, la comparaison s’arrête là. Il s’agit avant tout d’une BD d’atmosphère, qui fait découvrir au lecteur le mouvement zapatiste au Chiapas. Découvrir 😃 un bon moment






