Dans un monde post-apocalyptique où la végétation a disparu et l’atmosphère est devenue irrespirable, les hommes sont à la recherche d’insectes pollinisateurs pour redonner vie à la planète.
On suit Jenny, une biologiste qui recherche des abeilles ou des traces de leur ADN pour le compte de Pyrrhocorp, une multinationale qui semble réguler la planète mais dont les intentions semblent insaisissables. Jenny fait aussi partie d’une monade, des communautés qui essayent de vivre différemment. Ils arpentent la planète sur d’énormes vaisseaux qui circulent au ras du sol alors que Pyrrhocorp cherche à éliminer.
Silent Jenny est avant tout une BD d’ambiance : on se laisse porter par l’univers très riche que Mathieu Bablet a su non seulement créer, mais aussi distiller au fil de l’histoire. Le scénario ouvre plusieurs intrigues sans véritablement les résoudre, ce qui peut désarçonner certains lecteurs. Les dessins sont d’une grande beauté. La personnalité complexe de Jenny, à la fois déterminée et dépressive, la rend attachante.
Une BD de plus de 300 pages dont la lecture, en pleine canicule cet été, a résonné de façon particulière.
On pourra toutefois regretter la tendance actuelle des éditeurs à publier des albums volumineux et aux couvertures cartonnées très épaisses, qui rendent ces ouvrages lourds et peu confortables à lire. Découvrir 🥰 Pépite (8/10)






